ORGANISATION D’UN DIALOGUE SOCIAL SUR LES QUESTIONS FONCIERES

14/06/2017 06:29

Dans le cadre de ses activités de plaidoyer, le BDD/L’shi accompagne les producteurs agricoles familiaux à faire face au phénomène de délocalisation auquel sont confrontés ces derniers. C’est ainsi qu’un dialogue social organisé le 17 Novembre 2016 à Fungurume a permis de réunir les différentes parties prenantes sur cette question foncière: Les Administrateurs des Territoires de Lubudi et Kambove, les chefs de groupements ( Nguba et Mwenda Mukose), de terre et les représentants des paysans.

Après le mot d’ouverture de la manifestation prononcé par le représentant de l’Administrateur de Territoire de Lubudi et la prière d’ouverture faite par le Révérend curé de la mission St Jacques à Fungurume, un état des lieux présenté par le BDD/L’shi a permis de se rendre compte de la situation de délocalisation, présentation suivie des témoignages des producteurs victimes de ces faits .

Ensuite a eu lieu un débat au cours duquel, l’Administrateur de Territoire de Kambove est revenu sur le besoin d’informations des paysans sur les procédures de sécurisation foncière. Les chefs de terre présents se sont plaints des contraintes dont ils sont parfois objets suite aux documents émis par Kinshasa, lesquels ne tiennent  pas compte du rôle joué par le chef de terre pour déterminer et certifier la vacance de terre. Ils ont également fustigé  le coût élevé des procédures pour l’obtention d’un document de propriété auprès des services attitrés.

On pourra retenir de ces assises quelques recommandations telles que:

  1. La proposition d’organiser d’autres journées pour une vulgarisation de la loi foncière et aussi une sensibilisation soutenue des paysans, des producteurs familiaux , des chefs de terre et de villages pour une plus grande prise de conscience face à cette menace sur la sécurité alimentaire et la quiétude sociale;

2. Un accompagnement  des producteurs agricoles familiaux par les ONG, la Société Civile… en vue de les aider à s’organiser pour trouver une solution durable à ce problème d’insécurité foncière;

3. Demander aux chefs coutumiers de se mettre ensemble pour défendre les terres ancestrales;

4.  L’acceptation de valider la fiche de reconnaissance d’occupation des terres agricoles par les chefs coutumiers, les chefs de terre, les autorités locales.

 

Les différents participants ont exprimé leur satisfaction et leurs désirs de voir de telles assises se tenir régulièrement ainsi que le vœu de voir les députés participer prochainement à de telles rencontres.

 Le représentant de l'AT de Lubudi prononçant le mot d'ouverturev     Lechef de de groupement intervenant pour répondre aux questions