OP DJUUDI/ Likasi: L’élevage des poulets de chair.

21/05/2015 04:27

    L’OP djuudi est une association constituée de 30 femmes (Fidèles de la paroisse saint Charles Lwanga et d’autres confessions religieuses de Likasi). Cette OP est à l’initiative des femmes qui voulaient trouver des solutions aux problèmes qu’elles rencontraient dans leurs ménages.

Ces femmes ont commencé par une activité agricole dans une concession qu’elles avaient achetée grâce aux cotisations des membres; champ qui était situé du côté de la station de  pompage de Likasi. Les membres de cette association se sont organisées pour avoir un statut et un ROI. Malheureusement, les mamans de l’association Djuudi ont été délocalisées de leur concession agricole par une entreprise minière  qui ne les a pas correctement indemnisées.                                      

        Une partie des membres de l’association, découragée  par cette situation a quitté le groupe. Celles qui étaient restées, ont réfléchi pour trouver une solution afin de continuer à travailler ensemble. C’est ainsi qu’elles ont pu obtenir un champ dans la concession de l’association des petits planteurs de Lwanga (APPEL) situé aussi sur  la route de la station de pompage. Elles ont pris aussi l’initiative de faire de l’élevage de poulet de chair. Chacune d’elles devait contribuer  avec un montant de 3.000FC pour permettre  d’acheter un poussin, les aliments et les vaccins. Grâce à l’expérience d’une de leurs membres en élevage et d’un local cédé par cette dernière, les membres de cette OP ont commencé leur élevage  avec 20 poussins. Elles se sont organisées pour que 2 membres s’occupent de l’entretien de l’élevage pendant 3 jours, à tour de rôle. C’est depuis 2014 que cette OP a commencé sa collaboration avec le service promotion de la femme du BDD sur divers aspects de transformation des produits agricoles, de formation, démonstrations culinaires etc.

  Aujourd’hui, leur élevage est passé de 20 à 50 poulets de chair, et évolue bien sans connaître des cas de maladie ou décès, grâce à l’accompagnement du BDD.  Forte de cette expérience, ces femmes  envisagent d’augmenter le nombre   des têtes de leur élevage pour leur permettre de résoudre davantage les différents problèmes qu’elles rencontrent dans leurs  ménages.