LA FORCE DE LA PLANIFICATION CHEZ LES PAYSANS

05/06/2017 03:17

Planifier les changements est souvent une utopie voire un jeu de l’esprit pour les producteurs. Mais pas pour tous heureusement !

Depuis maintenant trois ans, le BDD s’efforce d’amener les ménages accompagnés à décider et programmer les changements qu’ils estiment meilleurs et pertinents  pour eux, à travers l’outil d’analyse socioéconomique ADA (Auto Diagnostic Assisté) et la planification par objectif (Plan d’Orientation et d’Action dit POA).

Le ménage  KABWIT et Emérence KYUNGU vit à Mumanga, où depuis 12 ans, il travaille la terre sur de grandes superficies : 3 Ha de cultures  vivrières (maïs, manioc…) et ½ ha de maraîchage (gombo, choux de chine, tomate…). Ce couple est parvenu au constat que le plus souvent, les récoltes et les revenus se volatilisaient sans qu’il n’ait pu réaliser ses rêves  car, il ne se fixait  pas des objectifs précis de changement.

            Au fil de l’accompagnement assuré par le Service Agriculture du BDD, ce ménage composé de 5 membres, a beaucoup appris : les techniques de travail/ d’agriculture durable, la fertilisation durable des sols, le choix des cultures rentables, la planification etc.

            Bénéficiant de cette solide formation, la famille s’est fixé un seul objectif à l’issue de la campagne agricole 2015-2016, celui de se construire une habitation correcte à partir des revenus agricoles.

            Pour y arriver, le ménage a entrepris les travaux de construction en destinant les revenus provenant de chaque culture à un poste budgétaire défini du projet :

- Les revenus venant du soja ont été affectés à l’achat des tôles et d’autres matériaux de construction.

- ceux de l’aubergine et de la tomate à la fabrication et production des briques.

– et ceux venant des  choux pommés et de l’oignon, à la main d’œuvre de la construction.

Quelle n’a pas été la joie   ressentie et exprimée par cette famille en voyant son rêve de construire une maison se réaliser. Et cette dernière exprime ses remerciements pour l’accompagnement du BDD, qui lui a permis non seulement de cultiver la terre et récolter, mais aussi d’avoir un toit  grâce à des activités agricoles car elle pensait vieillir en ne cultivant et récoltant seulement ! ». 

 Jean Marie Kibwako service agriculture BDD